Le guide annuaire du tourisme et de l'information des îles de l'Océan Indien
Océan Indien | Mayotte | Actualité | Petites annonces | Voitures d'occasion | Boutique en ligne | Comores | Madagascar | Zanzibar  
   

Recherche dans la base de données Malango
Actualité Photos Annuaire de sites Associations
 
Accueil Malango Instances internationales

Contenu du chapitre :

Instances internationales
Sources d'information des pays du COMESA
Conférence pour la Coordination du Développement de l’Afrique Australe, la SADCC
Le NEPAD (Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique)
L'Union Africaine (U.A.)
Le COMESA (Marché Commun de l'Afrique de l'Est et Australe)
Institut pour les Droits Humains et le Développement en Afrique (IDHDA)
Organisation pour l'Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA)
Le groupe A.C.P.
Conférence pour la Coordination du Développement de l’Afrique Australe, la SADCC
Communauté est-Africaine - East African Community (E.A.C.)
Agence Universitaire de la Francophonie
Commission de l'Océan Indien (C.O.I.)

Le COMESA (Marché Commun de l'Afrique de l'Est et Australe) Envoyer l'article par courrier électronique Imprimer l'article

 

Le COMESA (Marché Commun de l'Afrique de l'Est et Australe)

Le COMESA
(Marché Commun de l'Afrique de l'Est et Australe)

HISTORIQUE

Evolution de la ZEP/COMESA

La genèse du Marché commun de l'Afrique orientale et australe remonte au milieu des années 1960. L'idée d'une coopération économique régionale a été aiguisée considérablement par l'atmosphère bouillonnante et optimiste qui a caractérisé la période post-indépendance dans la majeure partie de l'Afrique. L'air du temps était à la solidarité panafricaine et à l'autosuffisance collective nées d'un destin partagé. C'est dans ces circonstances qu'en 1965, la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (CEA) , convoqua une réunion ministérielle des Etats de l'Afrique orientale et australe nouvellement indépendants. La rencontre avait pour but d'étudier les propositions d'un mécanisme chargé de promouvoir l'intégration économique sous-régionale. La réunion qui s'est tenu à Lusaka en Zambie recommanda la création d'une Communauté économique des Etats de l'Afrique orientale et australe.

Par la suite, un Conseil intérimaire des ministres, assisté par un Comité économique intérimaire de fonctionnaires, fut constitué en vue de négocier le traité et mettre en route des programmes de coopération économique, en attendant l'achèvement des négociations relatives au Traité.

En 1978, la réunion des ministres du Commerce, des Finances et du Plan, tenue à Lusaka, recommanda la création d'une communauté économique sous-régionale, en commençant par une zone d'échanges préférentiels. Celle-ci devait progressivement se transformer, sur une période de dix ans, en un marché commun jusqu'à ce que la communauté soit établie. A cette fin, la réunion adopta « la Déclaration d'intention et d'engagement de Lusaka pour l'établissement d'une Zone d'échanges préférentiels pour l'Afrique orientale et australe » (ZEP) Et une Equipe intergouvernementale chargée de négocier le Traité de la ZEP fut constituée. La réunion a par ailleurs convenu d'un calendrier indicatif pour le travail de l'Equipe intergouvernementale de négociation.

A l'issue du travail préparatoire, une réunion des chefs d'Etat et de gouvernement fut convoquée à Lusaka le 21 décembre 1982. Et c'est à cette occasion que le Traité instituant la ZEP fut signé. Le Traité est entré en vigueur le 30 septembre 1982 après sa ratification par plus de sept Etats signataires comme le stipule l'article 50 du Traité.

La ZEP a été créée dans le but de tirer avantage d'un marché plus large, de partager l'héritage et le destin communs de la région ainsi que d'asseoir une coopération économique et sociale. L'objectif ultime étant de créer une communauté économique. Le Traité de la ZEP prévoyait sa transformation en Marché commun de l'Afrique orientale et australe. Conformément à cette disposition, le Traité instituant le Marché commun de l'Afrique orientale et australe, COMESA, était signé le 5 novembre 1993 à Kampala, en Ouganda et ratifié une année après à Lilongwe au Malawi le 8 décembre 1994.

Il est important de souligner le fait que l'établissement de la ZEP et sa transformation en COMESA était conforme aux objectifs du Plan d'action de Lagos (PAL) et de l'Acte final de Lagos (AFL) de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA). Le PAL et l'AFL envisageaient tous les deux un processus progressif d'intégration économique du continent. A cet égard, les communautés économiques régionales devaient constituer des blocs d'édification de la Communauté économique africaine (CEA) à terme.

Changement dans l'économie régionale

Jusqu'à la fin des années 1980 et début des années 1990, la majorité des pays du COMESA suivaient un système économique dirigiste où l'Etat intervenait dans presque tous les aspects de production, distribution et commercialisation laissant au secteur privé un rôle économique mineur. Ce système encourageait la substitution aux importations et une consommation subventionnée.

L'inefficacité inhérente à ce système a contribué en grande mesure au déclin économique de la région de la ZEP/COMESA. Par exemple au milieu des années 1990 le tableau macro-économique se présentait comme suit :

  • L'investissement intérieur brut avait constamment chuté depuis 20 ans pour tomber en-dessous du ratio d'investissement minimum de 20% du PIB qui constitue le niveau requis pour couvrir l'amortissement et les coûts de réparation. Les investissements directs étrangers (IDE) en Afrique étaient négligeables soit environ 1 pour cent du PIB, l'équivalent de 0,8 pour cent de tous les IDE et 2,1 pour cent du flux des IDE en direction de tous les pays en développement.

  • La part des exportations de l'Afrique subsaharienne par rapport aux exportations mondiales est passée de 2,5% en 1970 à 1% en 1990 alors que vis-à-vis des exportations des pays en développement, le taux est tombé de 13,25% à 4,9% au cours de la même période.

  • La dette extérieure de la région du COMESA, au début des années 1990, s'était multipliée par vingt depuis 1970. Les ratios du service de la dette, qui étaient insignifiants dans les années 1970, se chiffraient en moyenne à 45 pour cent des recettes d'exportations en 1989-90. Faisant de la région l'une des plus endettées du monde. La dette extérieure globale de l'Afrique subsaharienne, y compris l'Afrique du Sud, était de 318 milliards $EU en 1994. Chiffre à comparer au volume total des financements de tous les pays africains qui est d'environ 15 milliards $EU en 1996.

  • Même si la production industrielle a connu une croissance entre les années 1960 et 1970, elle enregistra ensuite une chute drastique qui s'explique par les rigidités structurelles enracinées, la faiblesse des liens inter-industrie et inter-sectoriels, le manque d'accès aux technologies avancées et l'insuffisance d'infrastructures tant physiques qu'institutionnelles. La part du continent africain dans la valeur ajoutée industrielle (VAI) est passée de 0,7 pour cent en 1970 à 1 pour cent en 1982 pour ensuite tomber à 0,8 pour cent en 1994.

Ainsi, de 1960 au milieu des années 1990, la croissance économique de la région du COMESA était en moyenne de 3,2 pour cent par an. Un chiffre légèrement supérieur

au taux de croissance démographique. En 1993, cette région d'environ 280 millions d'habitants (sans l'Egypte), dont la population a plus que doublé depuis l'indépendance, affichait un PIB d'environ 90 milliards $EU et comptait quinze pays sur vingt-deux parmi les Pays les moins avancés (PMA) d'après le classement des Nations unies.

Quelques principes fondamentaux du Traité du COMESA

  • Egalité et interdépendance des Etats membres
  • Solidarité et autosuffisance collective
  • Non agression entre les Etats membres
  • Reconnaissance, promotion et protection des droits fondamentaux de la personne humaine
  • Engagement au respect des principes de liberté, des libertés fondamentales et de la primauté du droit
  • Maintien de la paix et de la stabilité par la promotion et le renforcement du bon voisinage
  • Engagement au règlement pacifique des différends entre les Etats membres
  • Promotion et maintien d'un système de gouvernance juste et comptable

Les pays membres du COMESA

  • Angola
  • Burundi
  • Comores
  • D.R.Congo
  • Djibouti
  • Egypte
  • Erythrée
  • Ethiopie
  • Kenya
  • Libye
  • Madagascar
  • Malawi
  • Maurice
  • Ouganda
  • Rwanda
  • Seychelles
  • Soudan
  • Swaziland
  • Zambie
  • Zimbabwe

Site officiel du Comesa (en anglais) :

LA LETTRE DE MALANGO
Recevez chaque jour les titres de l'actualité de l'Océan Indien par courriel

Votre nom :
Votre adresse email :

Les autres sites Malango

Malango Mayotte  |  Malango Actualité  |  Malango Annonces  |  Malango Océan Indien  |  Malango Comores  |  Malango Madagascar  |  Malango Zanzibar  |  Douka, la boutique de Malango  |  Malango Maurice  |  Espace professionnel de Malango  |  Annuaire de la presse et des médias  | 
Nous contacter Sites partenaires Plan du site